Féminisme et inclusivité

« Regarde les femmes dans cette pièce
qui ont moins d’espace que toi
écoute
entends-les
et mets leur parole en actes.

– fais retentir la voix des femmes de couleur. indigènes. trans. noires. basanées. « 

Rupi Kaur – Home Body | Février 2022

Accompagnement à la Radicalité

Mon féminisme est radicale – par là j’entends que, dans mon engagement je veux aller à la racine des problèmes systémiques qui en font sa raison d’être. Je veux faire évoluer mes pensées, mes pratiques – et être « radicale » signifie accepter ne pas être toujours irréprochable tout en ayant pour objectif de l’être. Une manière d’accepter que nous avons toustes des paradoxes, des dissonances cognitives et que nous ne sommes pas parfait.e.s.

Ma définition du féminisme n’est pas la même qu’il y a quelques années et ne sera sûrement pas la même dans quelques temps. J’ai parcouru un long chemin avant d’en arriver à la personne que je suis. Alors si cela me tient à coeur de partager, transmettre et éduquer à ses nombreuses branches, courants, idéologies, réflexions que sont les féminismes et celui que je défends – c’est parce que de cette manière je pense participer au changement qui selon moi est nécessaire, urgent.

Mon féminisme est intersectionnel*, contre la transphobie, le racisme, l’islamophobie, le classissisme, les lgbtgia+phobie, la grossophobie et le validisme, l’âgisme, l’appropriation culturelle et le néocolonialisme. Je suis pour la liberté des femmes, des genres et l’autodétermination des individus, les droits des travailleureuses du sexes, une écologie décoloniale et radicale.

Vous ne connaitrez surement pas tous ces termes et c’est normal. Si j’arrive à évoquer ces différents positionnements c’est parce que je m’y suis intéressé.e et que j’en ai fait mes sujets de prédilections. Ce sont ces sujets qui me passionnent et qui m’animent depuis des années dans mon militantisme, ma soif de compréhension du monde et mon besoin de justice.

Comme il est important de se situer sur plusieurs spectres, notamment par rapport aux privilégièges, voici qui je suis par rapport à ces luttes. Je suis :

  • Blanche, avec une histoire et une généalogie longue des deux cotés de ma famille ;
  • Originaire d’une classe moyenne plutôt aisée, à mes 17 ans la rupture familiale vécue m’amène à vivre dans la précarité pendant plusieurs années. Encore à l’heure actuelle je ne bénéficie pas de la classe sociale de ma famille de sang et ne compte pas la réintégrer ;
  • Perçu.e comme étant valide – pourtant j’ai une double scoliose, des cycles menstruels invalidants (endométriose), je suis dyslexique et sûrement un peu dyspraxique ;
  • Résilient.e et survivant.e de nombreux traumas liés à ma condition d’AFAB* – ma santé mentale et physique varie en fonction des périodes ;
  • Non-binaire, je suis perçu.e bien souvent comme une femme cisgenre* mais ne me considère pas comme tel ;
  • Pansexuelle*, j’appartiens à la communauté lgbtqia+ ;

Si je pense pouvoir vous accompagner sur la compréhension de ces domaines intersectionnels* qui composent le féminisme auquel je crois, je me réserve également le droit de vous renvoyer vers des personnes plus compétentes et/ou plus proche du sujet que vous aimeriez aborder. En effet, au delà de considérer cela comme un devoir, il est important pour moi de faire de la place aux personnes qui peuvent ne pas avoir voix au chapitre, visibiliser des personnes qui n’ont pas la place que j’ai.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas une thématique qui peut être extraite de sa substance, elle est et doit être comprise dans notre quotidien. C’est un projet politique et une manière de voir la société, plus qu’une simple thématique à aborder, une case à cocher dans une todolist de l’année. Ce que j’ai à coeur de proposer réside d’avantage dans un changement de perspective, une sorte de mise à jour du système.

Alors, n’hésitez pas, soyez curieux.ses et écrivez-moi à l’adresse mail : valroffsarah@gmail.com

Mes références et les pistes d’explorations que je vous propose :

  • Les personnes à suivre selon moi qui ne sont pas encore assez connus :
    • Décolonisation et antiracisme : Habibitch (Conférence dansé Decolonize the Dancefloor) ; AJplus France (journal), sans blanc de rien (compte qui dénonce le racisme) ; Sarah Mazouz (Sociologue franco-tunisienne) ;
    • Santé mentale, santé physique : Ayishat A. Akanbi (philosophe et créatrice designers) ; Cynthia KÅ (naturopathe et influenceuse santé sur instagram) ; Coucou les Girls ; Sahd Simone ; Bunny Michael ;
    • Vulgarisation de sujet de sociétés : Axel Lattuada (Et tout le monde s’en fou)
    • Écologie : Vincent (Partager c’est sympa) ; Canoubis (sur instagram) et son documentaire « FuturEs au carreau du Temple : décoloniser l’écologie »
    • Genre(x) : Alok Vmemon (auteur, poète, comédien et intervenant sur les questions de genre) ;
    • Transidentité : loulouparfois (instagram) ; Jake Tunde
    • LGBTQIA+ : Paints Media ; XY Média ; Sapphosutra ; comingouthappy
    • Féminisme : Irene Rose ; Olympereve ; Éléonore Lépinard ; Venuslepodcast

Pour me transmettre vos suggestions d’ajout à cette liste non exhaustive de références peu connues, je vous mets ici un lien Framapad (une plateforme gratuite et accessible sans compte pour co-créer).

*L’intersectionnalité ou intersectionnalisme est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société. Ainsi, dans l’exemple d’une personne appartenant à une minorité ethnique et issue d’un milieu pauvre, celle-ci pourra être à la fois victime de racisme et de mépris de classe. 

Le terme a été proposé par l’universitaire afroféministe américaine Kimberlé Williams Crenshaw en 1989 pour parler spécifiquement de l’intersection entre le sexisme et le racisme subis par les femmes afro-américaines, pour en évaluer les conséquences en matière de pouvoir, et expliquer pourquoi ces femmes n’étaient pas prises en compte dans les discours féministes de l’époque. Le sens du terme a depuis été élargi, dans les années 2010, avec la montée du cybermilitantisme et englobe désormais toutes les formes de discriminations qui peuvent s’entrecroiser.

Cette notion est une importante contribution théorique des études sur le féminisme. Pour ses partisan.ne.s, elle permet aux modèles de réflexion d’aborder la complexité du monde tout en maintenant l’élan politique qui porte la plupart des actrices et acteurs de ce milieu.

*AFAB : Assign Femelle at birth (English) = assignée femme à la naissance.

*personne CISGENRE : être en accord avec le genre qui a été attribué à la naissance – en opposition on parle de personne TRANSGENRE, qui n’est pas en accord avec le genre qui a été attribué à la naissance.

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