C’est avec une immense joie que la Maison des Artistes en Devenir a le plaisir de vous annoncer l’organisation d’une quatrième session musicale portée sur la production musicale en MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Cette session se déroulera en mixité choisie, Femmes et personnes Queer (personnes en questionnement bienvenues) du dimanche 25 Mai au samedi 31 Mai 2025.
Pour cette quatrième édition estivale, nous resterons à Chapland. Cet ancien couvent, bâtiment à l’allure de château, nous permettra de vivre un début d’été pour cette quatrième édition au cœur du Livradois-Forez, à La Chapelle-Agnon.
Les objectifs de la session seront :
Assimiler les connaissances et les compétences de base nécessaires à la construction d’une production musicale sur Ableton ;
S’encapaciter, se donner confiance collectivement, donner et recevoir de la valorisation dans la création musicale ;
Partir avec de l’autonomie dans la création de projet.
Nous serons accompagné.e.s par Agathe Nivet, musicien.ne, artiste, créateure sonore, nous venant de Rennes. Agathe apportera une vision de la composition musicale en 3 volets:
L’AUDIO (enregistrement de sons, d’instruments, de voix)
Le MIDI (par la pratique instrumentale du clavier midi)
SAMPLE (digger des sons sur internet)
Cette session a pour pré-requis d’avoir des bases en musique (tempo, mesure, rythme, notes, qu’est-ce que la MAO) ou l’envie de les acquérir en amont de la formation (pour cela, nous vous envoyons des ressources à visionner en amont de la session).
Ce pré-requis ne doit pas vous effrayer : Agathe ne vient pas du conservatoire et est autodidacte par exemple. Son envie est que tout le monde puisse faire de la musique et se sentir légitime là-dedans, avec sécurité et bienveillance.
Les savoirs de chacun.e.s seront mis en avant et faire groupe est primordial dans les apprentissages proposés lors de cette session. L’idée est de profiter d’Agathe pour s’initier à la MAO, et de profiter du groupe (via les temps d’apport collectif) pour se nourrir du reste de compétences et de connaissances qu’on souhaite acquérir, s’entraider, et s’approprier suffisamment de technique musicale pour s’autonomiser, dans de la création individuelle ou collectif.
Les prix sont adaptés en fonction des budgets de chacun.e (entre 180 et 300 euros tout compris) – Le lien pour la billetterie est juste ici. Il y a 10 places de prévues et nous serons 5 à vous guider dans l’aventure : Amande et Saraph pour l’animation et la coordination, Agathe pour les apprentissages, Cand’ en tant qu’hôte et chargée de la logistique et Manon pour nourrir vos estomacs et faire frétiller vos papilles tout au long de la semaine.
Nous continuons de mettre en place plusieurs outils pour que chacune des personnes qui participent durant cette semaine se sente inclus, en sécurité – avec des enseignements et un cadre de vie adapté aux états de vie qu’iels pourraient traverser.
-> ex : le cadre de référence de la session, document préparatif de la session, questionnaire sur les habitudes alimentaires, de santé physique et mentale…
Pour suivre l’actualité du projet et avoir plus de détails, vous pouvez suivre notre compte Instagram ou notre compte Facebook.
Nous vivons dans une société où l’information et les connaissances n’ont jamais été aussi nombreuses, accessibles et variées. Pourtant il est parfois compliqué de faire le tri dans ce qui est juste, vrai et ce qui ne l’est pas. Choisir d’être plus inclusif dans son quotidien, au travail et pour ses proches c’est être plus juste, plus conscient.e du monde qui nous entoure. Et vouloir accéder à ces connaissances en étant accompagné par une personne concernée reste la plus logique des démarches.
En proposant mon accompagnement sur les questions de genres et d’inclusions je me suis rendue compte que ce sujet est aussi sensible qu’important. Et pour trouver de nouvelles structures, professionnels et individus qui sont sensibles à ces questions et veulent se former, le mieux était de vous présenter mes compétences et savoirs en organisant une journée dédiée à introduire ces notions.
Ainsi, j’ai pu vous proposer une journée d’introduction aux questions d’inclusions, le 15 octobre 2024 de 9h à 16h30 dans les locaux d’Appuy Créateurs, au Centre Victoire, 1 avenue des Cottages, 63000 Clermont-Ferrand.
Les Objectifs (différents de la version complète) :
Introduire les notions clefs théoriques sur ces sujets,
Pratiquer quelques exercices concrets et ludiques,
Avoir un espace où toutes les questions peuvent être posées ;
Des formations complètes ont eu lieu pour des structures comme la dASA (Brioude) et le Flax (clermont-Ferrand), le collectif des Ruraleuses (Ambert), aux Repères des Terres (Cunlhat). Mais j’ai aussi adapté mon format d’accompagnement notamment lors de la Pride de Saint Martin en Haut, ou bien même lors du Festival Queer des Bois en Creuse, en proposant des temps plus court (1/2 journée).
Pour plus d’informations sur l’accompagnement completet sur mesure, vous pouvez consulter le document ci-joint.
En mars dernier, on a eu la chance de pouvoir poser à Aloïse ces questions qui trottaient dans nos têtes. Son passage en ruralité, à Aurillac nous a permis de faire le parallèle avec nos approches et outils contre le patriarcat, nos existences à la campagne et celui de l’industrie musicale – tous deux des milieux à priori hostile aux personnes queer, femmes et minorités de genre. Nos existences sont politiques, dans un paysage où est queer c’est faire partie d’une minorité et puis il y a ce que l’on pense être similaire dans nos situations : les questions de représentativité – pour soi, pour les autres, pour la société.
Pour écouter l’ITW c’est juste ici :
Présentations
Boubou, Manolie et Magali pour le Collectif CultureS LeSbienne et Queer
Nous sommes un collectif nouvellement créé et nous organisons des soirées mensuelles en partenariat avec le café associatif de la Loupiote à Aurillac (Cantal). Nous nous sommes fixées pour missions, d’avoir un espace pour la visibilisation des Lesbiennes et communauté Queer dans toutes leurs diversités, en milieu rural. Et donc de partager nos parcours queer au travers de divers ateliers ; de s’amuser ensemble dans un espace safe ; et de partager de ressources culturelles afin de valoriser et faire connaître le cinéma, la littérature, les podcasts lesbiens et queer dans cet espace dédié, safe et accessible à tous.tes.
MAD&RADICALE aka Sarah – Un regard sur les ruralités queer avec le podcast Horizons Queer
Entre réflexions individuelles et collectives, ce podcast vient questionner nos rapports aux territoires ruraux queer et allié.e.s. L’angle d’approche est queer, féministe intersectionnel, pour une écologie décoloniale et a pour but de visiter uniquement des lieux queer alternatifs, majoritairement en campagne.
L’idée est de faire communiquer nos aprioris et la réalité de celleux qui les vivent – de manière légère mais sérieuse dans l’intention, ce podcast donne la parole et invite à se doter d’une nouvelle paire de lunettes.
Sarah et ses rencontres en terre queer vous proposent des échanges divers et variés sur des concepts comme : les jeunesses, les cultures, la précarité, les genres, les relations amicales/amoureuses, la notion de travail, le féminisme, les schémas systémiques… (liste non exhaustive)
Les questions posées :
Comment décrirais-tu ton style musical ? Le festival Hibernarock a donné les genres “electro/rap”. Est-ce que ça te convient ? Et plus largement, dans tes pratiques artistiques, dans le personnage que tu performes sur scène et dans tes productions, comment définirais-tu tes intentions, ce que tu veux/cherche à dégager ?
Est-ce que tu peux nous parler de ton parcours ? Des moments forts dans l’évolution de ta carrière ?
Quelle place et évolution a pu avoir ta queerness dans ta carrière ? Est-ce que ca a ete facile ou pas d’assumer ton identité ?
Dans le Génie Lesbien de Alice Coffin, on peut lire: « À l’université, en entreprise, dans les institutions, la République française estime que pour bien faire son travail, il faut être neutre. Ne pas afficher d’appartenance particulière. Etre une lesbienne en est une. Etre noire en est une autre. On tolère que vous soyez Lesbienne ou noire. A condition de ne pas le mettre en avant.” (p.48). Ou encore: ”Annoncer à un large public qu’on est gay ou lesbienne ce n’est pas, soudainement, baisser son pantalon pendant un discours politique. Pourtant, en France, l’acte est jugé tout aussi déplacé. La France a un problème d’obscénité avec le coming out des personnalités publiques.” (p.83). → Est-ce que tu penses que c’est important d’assumer publiquement son identité et de porter des messages politiques en tant que personne queer
Qu’est-ce que tu aurais envie de transmettre, communiquer aux queer ruraux ? Et plus largement aux personnes en lutte(s) ?
S’il est important pour moi de mettre en avant les différents projets réalisés et ceux en cours pour que vous puissiez voir l’étendue de mes capacités, il me reste à mettre en avant de manière synthétique mes démarches et compétences.
Les moyens et démarches que je mets en place en fonction des prestations :
Jardin des senteurs – Île de La Réunion 2017 – ISO 400 Colors
Entretien individuel ou collectif ;
Recherches et analyses des sujets spécifiques avec différents média : textes scientifiques, reportage vidéo / photos ;
Ateliers participatifs, de co-construction et d’intelligence collective
Usages de média artistiques : la photographie, le documentaire, le podcast…
Mes compétences sont larges et peuvent être regroupées en plusieurs sous groupes :
La Communication : chargé.e de communication, chargé.e de relation publique ;
La Médiation : coordination d’événement(s) ou de projet(s) avec plusieurs parties prenantes ;
L’Animation et la création : animer des ateliers, coordination et réalisation de projets artistiques.
Jardin des senteurs – Île de La Réunion 2017 – ISO 400 Colors
En Mars 2020, juste avant la pandémie du COVID-19, en lien avec la MAD (Maison des Artistes en Devenir) et le Collectif Femmes de Mars, j’ai voulu travailler sur l’image des corps.
Faire parler mon « gaze » – éveiller ma perception du détails et de l’échange entre photographe et sujet
Entre mon corps et le leur. Créer un écho entre leur histoire et leur procédé d’acceptation.
Des corps – qui se découvrent, qui ne sont pas commun, pas assez ou trop, poilue, ridé, fripé, grand, gros, petit, hors et dans la norme.
Des corps qui ont besoin d’être vu sous un autre angle, ici le mien en l’occurence, pour se révéler.
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Chacune de ces personnes est venue avec une problématique, une envie de travailler sur une partie de son corps qu’elle / iel n’aimait pas, peu ou au contraire avec une envie de mettre en avant celle-ci.
Pour mon propre regard critique, j’ai conscience que ces corps sont blancs et je n’ai pas réussi à amener à moi d’autres personnes qui auraient pu avoir envie de faire cette série (limitée en terme de places).
Néanmoins il était intéressant d’avoir des problématiques différentes pour chacun.e d’entre elles/iel, que ce soit le corps après plusieurs grossesses, la difficulté à accepter ses formes, son ventre, son dos, les traces laissés par le temps, la vie et ses épreuves…
Entre réflexions individuelles et collectives, ce podcast vient questionner nos rapports aux territoires ruraux queer et allié.e.s. L’angle d’approche est queer, féministe intersectionnel, pour une écologie décoloniale et a pour but de visiter uniquement des lieux queer alternatifs, majoritairement en campagne.
L’idée est de faire communiquer nos aprioris et la réalité de celleux qui les vivent – de manière légère mais sérieuse dans l’intention, ce podcast donne la parole et invite à se doter d’une nouvelle paire de lunettes.
Saraph et ses rencontres en terre queer vous proposent des échanges divers et variés sur des concepts comme : les jeunesses, les cultures, la précarité, les genres, les relations amicales/amoureuses, la notion de travail, le féminisme, les schémas systémiques… (liste non exhaustive)
Texte que j’ai pu lire dans l’émission de Radio Campus 49%, qui s’y frotte cypris et enregistré à nouveau ci-dessous :
Comme pour beaucoup d’entre nous, il m’est arrivé et m’arrive encore de subir des violences physiques ou verbales de la part du “sexe fort” et parfois même de mes paires. Ma chronique ne vous surprendra pas, du moins je ne pense pas etre la seule a avoir subi ce type de comportement, ces violences ordinaires. Mais ce que j’ai besoin de faire, en prenant l’occasion de m’exprimer, c’est avant tout, me libérer. Ce que j’ai vécu, lorsque j’avais 18 ans, j’aurais voulu à l’époque l’enfouir en moi et ne jamais avoir à en parler. Pourtant cette histoire revient, est revenu et j’aime à croire qu’il y a une raison à cela. Parler aujourd’hui, c’est ne pas laisser cette société patriarcale prendre le dessus sur ma vie, mes choix. Parler aujourd’hui c’est mettre derrière moi tout sentiment de culpabilité, de dégoût ou de colère que je pourrais avoir envers moi. Je ne pensais pas partager ces notes prises il y a quelque mois mais vous les partager me libérera.
“Il me faut écrire pour être juste. Envers moi-même et la société qui m’a conditionné. Tous les jours, depuis quelques années, je mue. Je me déconstruit pour mieux me bâtir. Et puis aujourd’hui, je viens de recevoir un énorme pavé en plein ventre. Un événement passé resurgit – Un Mâle-être est revenu, photo à l’appuie, me montrant au combien il avait apprécié ce que j’ai pu détester.
C’est assez fou de ne pas se rendre compte des choses abjectes que l’on a pu faire, ou dire. Et tout simplement se cacher derrière des prétextes conçus pour valoriser leurs actes. Car oui, c’est en partie ce qui l’a conditionné qui lui a permis de croire qu’un “non” voulait dire “oui” et que de tomber “amoureux” d’une jeune fille de 18 ans, alors qu’il en avait 40, de surcroît de sa propre famille, c’était une situation tout à fait seine et normal.
Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ce qu’il a fait et dit et au vu de son abus de confiance, ses tentatives de viols et ses agressions sexuels, on ne pourra pas le soutenir bien longtemps.
Mais est-ce que je dois autant lui en vouloir à lui ou davantage à la manière dont il a été élevé?
Le premier sentiment que j’ai, c’est cette haine du système. J’en veux à notre société patriarcal. J’en veux aux hommes qui sous couvert d’un sentiment d’amour, d’excitation ou de passion, se passent de notre consentement. Comme si de toutes les façons, nous ne pouvions refuser ces aimables attentions – ca ne peut que nous plaire. Nous n’avons bien évidemment, en tant que Femme, les moyens de comprendre l’intention, et le mieux reste de nous le montrer, de nous écraser le consentement avec. Et puis nous avons été éduquée à cela, après tout. Il est donc bien normal que ces hommes se servent de nous comme des objets? Du moins comme il était convenu que nous le soyons…
Demande-t-on à un objet si il a envie d’être utilisé de tel ou tel autre manière? Non. On choisit un objet pour ce qu’il va nous procurer, le service qu’il va nous rendre. Nous le construisons par ailleurs parfaitement pour qu’il réponde à un usage.
Qu’est-ce qui nous différencie, dans notre éducation, d’un objet? Très peu de choses en fait – Nous considérer et nous éduquer comme des humaines seraient en fait dangereux pour nos usagers: famille, amis, collègues, institutions. Nous, les femmes, avons été éduquées de manière à être docile, naïve, empathique, résiliente, travailleuse, soumise. La société nous a positionné exactement là où il nous fallait être, dans la position de victime ou de sauveuse.
Cette société, construire au nom du père, du fils et du Saint Esprit, dit avoir de la considération pour nous, être réceptacle de leur mâle-eur, et ils ont en effet raison. Il nous considère et nous ont maintenu durant toutes ces années sous le joug de leur domination, exactement là où il est nécessaire que nous soyons pour qu’il puisse jouir en paix d’une maîtrise absolue.
La meilleure posture pour ne pas se faire démasquer, et d’accuser les femmes de tous les maux qu’ils ont créés. Inverser la tendance, pointer l’autre du doigt et utiliser tous les stratagèmes pour y arriver. Lorsque l’on dit des femmes qu’elles n’ont aucun sens de l’orientation, est-ce réellement parce que leur sexe ne sait pas indiquer le nord, se rappeler du chemin par lequel il est passé ou bien parce que depuis des milliers d’années nous avons été dépendante de nos pères, nos maris, nos frères pour nous déplacer? La femme a pendant des milliers d’années dépendu des autres pour se repérer et n’avait aucun droit d’aller et venir comme bon lui semblait. Mais alors, la femme a vraiment un problème pour s’orienter !
Aucun des hommes auquel elle pourrait se diriger n’est aujourd’hui conscient et acteur du changement de ces schémas. Mais regardez encore, dans ma situation… Qui est-ce qui est porté responsable ? Cet homme d’une quarantaine d’année, il devrait être pardonné parce qu’il était amoureux. En effet, ses tentatives de viols, ces agressions sexuelles, la pression morale et l’intimidation ne sont que les gestes qui résultent d’une opposition à cet amour. Mais au fond, il ne me voulait que du bien et par ailleurs, il a tout oublié puis qu’aujourd’hui il s’est permis de revenir me parler pour exprimer au combien il s’était senti chanceux de m’avoir rencontré.
La leçon dans tout cela, c’est que ma colère en va à notre société. – mais qu’elle ne doit pas nous détruire, au contraire, nous rendre plus forte. Nous devons riposter, par la parole, reprendre le contrôle de notre histoire, ensemble.
Enfin, je vous souhaite quand vous serez prête, d’en parler, à vous même d’abord, par écrit ou à l’orale, puis d’en parler à une ou plusieurs personnes de confiance. Je vous souhaite d’assimiler cette douleur mais de ne surtout pas la taire.
Pour autant, je vous souhaite comme moi, d’en sortir plus forte, courageuse et fière. Je ne veux plus de ce système, je ne veux plus entendre dire que je suis “une femme parce que…” ou que tel comportement relève de mon sexe.
Me at 18 years old
Non, je ne veux plus qu’on juge ma conduite, ce que je devrais être ou pas. Je veux être libre d’incarner la femme, l’humaine que je veux être, allégée de tous ces poids et enrichie par ces sororités que je vois naître.
Merci de m’avoir écouté. »
Mise à jour importante : ce texte a été écrit en 2020 – Je ne traiterai pas ce sujet de la même manière aujourd’hui, notamment concernant les notions de genre et la perception du mien. Actuellement je ne me considère pas comme une femme mais assigné à la naissance comme tel. Pour moi les problèmes systémiques liés à la condition des « femmes » concernent toutes les personnes assignées, perçue et se définissant comme femme.
L’histoire de la création des sessions musicales en mixité choisie sans homme cis, c’est une discussion entre G et S – une envie d’apprendre enfin en : prenant le temps, dans un cadre connu et cosy, avec des personnes qualifiées, les bases de la MAO et du DJing.
Un projet né d’une volonté de changement de cadre
Après avoir constaté que les ateliers de MAO et DJing se déroulaient souvent en milieu urbain, sur des périodes courtes et peu accessibles, nous avons eu l’envie de créer un espace qui réponde à un idéal : un lieu rural, plus intime et ouvert, permettant une véritable immersion et l’opportunité d’explorer ces pratiques dans un cadre plus accessible à tou.te.s. C’est ainsi qu’est née l’idée d’organiser notre première session en mixité choisie, dans un lieu secret et familier situé dans les Combrailles, au cœur de la campagne clermontoise, non loin du Parc des Volcans.
Un cadre alliant apprentissage et partage entre participant.e.s
Cette session visait à combiner la découverte et la pratique de la MAO (musique assistée par ordinateur) et du DJing, tout en adoptant une approche auto-gérée. Nous souhaitions offrir des temps formels d’apprentissage avec des professionnel.le.s, mais aussi valoriser les compétences des participant.e.s en laissant une grande place à leurs propositions. Ainsi, les ateliers étaient divisés en deux temps : des moments programmés à l’avance, pour l’apprentissage structuré, et des temps libres, où les participant.e.s pouvaient partager, expérimenter et mettre en pratique ce qu’ils/elles venaient d’apprendre, tout en étant accompagné.e.s par des formateurs/encadrants disponibles pour les soutenir.
Un espace d’expérimentation et de création collective
En plus des sessions de MAO et DJing, des ateliers participatifs ont été proposés, tels que des JAM, des sessions d’enregistrement, de création collective, de reprise ou de création de contenu. Ces moments étaient soit réfléchis à l’avance par les participant.e.s, soit laissés ouverts pour permettre à chacun.e de s’approprier l’espace et de pratiquer librement. Ce format a favorisé l’échange de savoir-faire et la création collective, tout en permettant à chaque participant.e de s’exprimer selon ses envies et ses compétences.
En résumé, l’idée était de proposer un cadre d’apprentissage et de création flexible, en mettant l’accent sur la mixité choisie, l’échange de compétences et la possibilité d’expérimenter librement, dans un cadre naturel et accueillant.
La première édition – Session Musicale portée sur la MAO et le Djing
Organisée avec la Maison des Artistes en Devenir et le Pentoger – Avril 2023
La première session musicale en mixité choisie sur l’initiation à la Musique Assisté par Ordinateur (MAO) et le Djing a eu lieu du 16 au 23 avril 2023. Durant une semaine, 13 personnes se sont donc retrouvées dans un lieu collectif non loin de Menat (63) pour développer leurs compétences et apprentissages sur le sujet. Pour la partie MAO, iels ont pu pendant trois jours suivre les enseignements de la productrice et DJ Peau d’Orange, Lou. Pour l’initiation au DJing, nous avions le plaisir de suivre ceux de Leïla, DJ LÄRMLY, bien connu dans le milieu musical alternatif.
Pour illustrer cette semaine, voici les photographies argentiques prisent :
La deuxième édition – Session musicale en mixité choisie sans homme cisgenre – focus sur la Musique Assistée par Ordinateur
Organisée avec la MAD et Chapland – Novembre 2023
C’est avec une immense joie que la Maison des Artistes en Devenir, Garance et moi-même, avons eu le plaisir d’organiser d’une deuxième session musicale cette fois-ci uniquement portée sur de la MAO (Musique Assisté par Ordinateur) tout en restant en mixité choisie (sans homme cis-genre) du dimanche 29 octobre au dimanche 5 novembre 2023. Pour cette deuxième édition, nous avons changé de lieu ! Il s’agit de l’association Chapland. Cet ancien couvent, bâtiment à l’allure de château, nous permettra de vivre cette deuxième édition au cœur du Livradois-Forez, à La Chapelle-Agnon.
Nous étions accompagné.e.s pour ce focus MAO par Lou (@peaudorange sur instagram) qui nous avons d’ores et déjà éprouvé lors de la première session et que les participant.e.s ont pu (re)découvrir durant 4 jours de formation. Avec cette journée supplémentaire par rapport au programme précédent, l’objectif restait de donner les bases de la construction d’une production, d’une composition, d’avoir des exercices pratiques et d’être accompagné.e pour davantage pousser ses connaissances (pour celleux déjà avancé.e.s).
Les prix ont été adaptés en fonction des budgets de chacun.e – Nous étions 4 à les guider dans l’aventure : Garance et moi-même (Saraph) pour la logistique et l’animation, Lou pour les apprentissages et Cand’ en tant qu’hôte.
Nous avons continué de mettre en place plusieurs outils pour que chacune des personnes qui participaient durant cette semaine puissent se sentir inclus, en sécurité – avec des enseignements et un cadre de vie adapté aux états de vie qu’iels pouvaient traverser.
ex : la charte des « bonnes conduites », document préparatif de la session, questionnaire sur les habitudes alimentaires, de santé physique et mentale…
La troisième édition – Session musicale en mixité choisie Femmes et personnes Queer – focus sur l’enregistrement instrumentale via le logiciel de Musique Assisté par Ordinateur (MAO) Ableton.
Organisée par la MAD et Chapland – Juin 2024
Nous avons eu le bonheur de pouvoir organiser une troisième session musicale cette fois-ci portée sur la création et l’enregistrement de composition musicale via la MAO (Musique Assistée par Ordinateur). Cette session s’est déroulé en mixité choisie, Femmes et personnes Queer du dimanche 2 Juin au dimanche 9 Juin 2024.
Pour cette troisième édition estivale, nous sommes resté à Chapland. Cet ancien couvent, bâtiment à l’allure de château, nous a permis de vivre un début d’été pour cette troisième édition au cœur du Livradois-Forez, à La Chapelle-Agnon.
Les objectifs de la session étaient :
Assimiler les connaissances et les compétences de base nécessaires à la construction d’une production musicale sur Ableton ;
S’encapaciter, se donner confiance collectivement, donner et recevoir de la valorisation dans la création musicale ;
Partir avec de l’autonomie dans la création de projet.
Nous avons été accompagné.e.s pour ce focus enregistrement acoustique et MAO par Agathe Nivet, musicien.ne, chanteur.euse, compositeurice nous venant de Rennes. En plus du volet de création et de composition musicale, Agathe nous a apporté un volet enregistrement (de sons, d’instruments, de voix).
Durant une journée à Châteauneuf-les-bains, de 10h à minuit, un collectif d’artistes s’est organisé pour vous faire découvrir une parenthèse idyllique.
Le Collectif Rural des Artistes en Combrailles a organisé la deuxième édition de son Festival, cette année, situé à Châteauneuf-les-Bains ! Le public présent, environ 200 personnes, a pu profiter de cette belle journée en (re)découvrant le parc de la Salle des Fêtes de Châteauneuf-les-Bains, le samedi 10 septembre à partir de 10h.
Cure de jouvence ou de gaité, cette journée en bord de sioule a été créative et festive pour le plus grand plaisir des petit.e.s et des grand.e.s. Des activités pour toustes, les créatifs et les observateurs – Toutes les créations, animations et spectacles ont été pensées pour se laisser transporter dans un monde imaginaire, guidé par le courant de la Sioule…
Sur place, restauration et buvette ont su ravir papilles et mirettes présentes. Toutes les activités ou presque ont eu lieu en extérieur pour profiter un maximum de la fin des beaux jours.
De 10h à 14h spectateurs, publics et curieuses ont pu découvrir un marché de producteur.rice.s avec artisan.ne.s locaux.
Pour avoir plus d’informations, vous pouvez suivre le lien de l’événement Facebook passé : https://fb.me/e/2PVg7A7C3
Nous avons pu bénéficier de l’aide de la DRAC et du soutien de la mairie de Châteauneuf-les-bains pour cette édition. Le prix d’entrée était libre et responsable.
Mes missions au sein de la coordination de ce festival :
Référent.e globale des commissions et de la bonne coordination ;
Responsable des liens avec la Mairie de Châteauneuf-les-bains et d’engager des rendez-vous avec les structures de la commune ;
Chargé.e de la communication de l’événement (communication et gestion des réseaux sociaux, interventions à la radio, rédaction et diffusion du communiqué de presse).
Pour voir les retombées presses, voici les articles et interviews réalisés :
Si vous vous demandez quel type de questionnement en collectif, ou individuellement, je peux accompagner, voici une liste (non-exhaustive) pour vous guider :
En quête d’organisation démocratique – autogestion et facilitation des prises de décisions ;
En quête de facilitation des échanges interpersonnels – gestion de conflits et création de sens partagée ;
En quête de dé/reconstruction sur votre rapport aux autres et aux luttes intersectionnelles (sexisme, validisme, racisme, classicisme, droits lgbtqia+, grossophobie, agisme…) ;
En quête de lieu, d’un réseau ou de la structuration d’un projet collectif, associatif en ville ou à la campagne.
Pour entrer en contact avec moi et voir si nous pouvons composer ensemble, merci de m’écrire un mail à valroffsarah@gmail.com en répondant aux questions suivantes :
nom, prénom, pronoms (pour un suivi individuel) ; nom du collectif et prénoms, pronoms et nombre de personnes en son coeur ;
lieu où vous vous situez et depuis combien de temps (sur le lieu et/ou projet) ;
Expliciter vos besoins en détaillant un maximum sur votre problématique.
Ainsi, avec ces quelques éléments je pourrais soit vous proposer des dates pour que nous nous rencontrions, soit vous conseiller une personne ou un organisme compétent en la matière.
En ce qui concerne l’aspect économique de mes accompagnements, aucun tarif « type » existe et je m’adapte en fonction du contexte de la demande et de vos besoins.
Atelier de danse perdu dans les Combrailles (63) – ISO 400 | Black & White film