Création de projets

La création de projets est ce que je préfère et valorise le plus dans mon métier de touche à tout. Pour moi la création de projet permet la meilleure des communications – créer ensemble un langage, des valeurs et un idéal commun à deux ou plus. Elle permet de voir naître une utopie et nous permet ainsi de formaliser des envies communes.

Festival d’Aurillac, août 2022 – Argentique photography – ISO400 – Metropolis film

Pour faire ensemble, voici une liste de thèmes et de sujets qui peuvent m’intéresser :

  • Les pratiques artistiques (amatrices ou professionnelles) : musique, danse, chant, artisanat d’art, cuisine, photographie, court et long métrage, etc. – Accessibilité et valorisation des pratiques en milieu rural, milieu marginal et milieu péri-urbain ;

  • Les pratiques démocratiques et d’organisations dans les associations, lieux alternatifs, collectifs indépendants – leurs rapports aux modes de vie, la notion de travail, de partages et des ressources ;

  • Les questions de genre, de sexualité, de relation amoureuses-amicales, voir plus largement ce qui nous définit en dehors ou dans les « cadres » de notre société hétéro-normé, blanche, partriarcale, colonialiste et capitaliste.

Pour entamer des réflexions concernant une potentielle coopération sur un nouveau projet (ou un déjà existant, voir les projets en cours), je vous laisse me contacter par mail à valroffsarah@gmail.com .

Si votre projet me parle et m’inspire, nous prendrons le temps de nous rencontrer pour voir nos possibilités !

Documentaire Participatif – « J’ai entendu dire… »

Carte des quartiers Nord de Clermont-Ferrand

Né dans le cadre d’un projet de recherche-action, mené par le CISCA (Centre d’Innovations Sociales Clermont Auvergne) et en lien avec le Collectif SISMO et le Laboratoire Communication et Sociétés de l’UCA, ce documentaire s’inscrit dans une démarche expérimentale. Le but étant d’observer et d’analyser la manière dont un documentaire, co-construit avec différents acteur.rice.s, peut avoir un impact sur la représentation des sujets traités. Ici, le but est de mettre en avant le vécu et les visions des habitant.e.s et acteur.rice.s des Quartiers Nord et le faire visionner par un maximum d’habitant.e.s de la métropole clermontoise, de manière à rétablir l’image de ces quartiers. Mon rôle en tant qu’employé.e du CISCA a été de coordonner, animer et diriger la construction de ce documentaire. J’ai réalisé une méthodologie de recherche et tous les ateliers qui ont permis sa réalisation sur un an et demi. J’ai eu le plaisir de travailler avec Perrine Pivert et Georges Abikhattar pour les images et le montage du documentaire.

L’avant-première a eu lieu à la Maison de Quartier de Champratel le samedi 12 Mars 2022, à 18h30. Comme pour chaque projection programmée, un temps d’échange avec les participant.e.s du projet peut avoir lieu.  

Voici le synopsis proposé par le collectif :

“Cap au nord ! Où la vie est douce et tumultueuse, entre béton et espaces arborés, problématiques, questionnements et évidences. Ce documentaire présente les quartiers nord de Clermont-Ferrand au travers d’habitant.e.s et acteur.rice.s qui nous amènent à questionner les “on dit” et clichés de quartiers dits “sensibles”. Ils nous prennent par la main et nous font découvrir au travers de leur Histoire, les initiatives et les événements, la richesse de leurs quartiers. De Croix de Neyrat aux Vergnes en passant par Champratel, on découvre un environnement solidaire, résilient où les différences sont des forces, où le vivre ensemble fait partie de leur quotidien.”

Pour voir le documentaire vous pouvez suivre le lien suivant :

Documentaire Participatif « J’ai entendu dire… Un documentaire sur les trésors des quartiers nord de Clermont-Ferrand » Février 2021 – le code d’accès est le suivant : Radicale63390

Lors des différentes étapes de la co-construction de ce documentaire, les participant.e.s ont pu utiliser des outils de prise de décisions démocratiques et participatives. La méthodologie de recherche mise au point pour ce projet peut être transmise et expliquée sur demande.

En ce qui concerne les pratiques artistiques, les participant.e.s ont pu s’essayer à la prise de photographie argentique, la rédaction du scénario, la prise de sons et d’images notamment des interviews réalisés, dont voici quelques extraits de leurs productions :

Les photographies argentiques prises au début du projet :

Les portraits des participant.e.s du documentaire :

Séminaire – La place des jeunes en milieu rural

Le jeudi 21 avril 2022 a eu lieu le séminaire “La place des jeunes en milieu rural” co-organisé avec le CREFAD Auvergne, au Chatô – un tiers lieu culturel animé par l’association de la MAD à Châteauneuf-les-Bains.

Pour cette prestation j’ai coordonné, avec Coline Clavreul du CREFAD Auvergne, l’ensemble de l’événement, de la construction du programme, au choix des intervenants en passant par la préparation de la logistique et la diffusion de la communication.

Au programme, des temps d’échanges et de témoignages de jeunes porteurs et porteuses de projets sur des thématiques variées : 1. Jeunes et Médias – 2. Comment expérimenter quand on est jeune ? – 3. La place des nouvelles initiatives et expérimentations dans les territoires ruraux.  

L’idée de ce séminaire était de créer un espace et un temps dédié à la parole des jeunes afin de recueillir leurs envies, besoins, idées et projets pour les territoires ruraux. L’objectif pour toustes était de repenser et d’adapter les accompagnements existants aux besoins exprimés par les personnes présentes, représentant des territoires avec des attentes diverses.  

Féminisme et inclusivité

« Regarde les femmes dans cette pièce
qui ont moins d’espace que toi
écoute
entends-les
et mets leur parole en actes.

– fais retentir la voix des femmes de couleur. indigènes. trans. noires. basanées. « 

Rupi Kaur – Home Body | Février 2022

Accompagnement à la Radicalité

Mon féminisme est radicale – par là j’entends que, dans mon engagement je veux aller à la racine des problèmes systémiques qui en font sa raison d’être. Je veux faire évoluer mes pensées, mes pratiques – et être « radicale » signifie accepter ne pas être toujours irréprochable tout en ayant pour objectif de l’être. Une manière d’accepter que nous avons toustes des paradoxes, des dissonances cognitives et que nous ne sommes pas parfait.e.s.

Ma définition du féminisme n’est pas la même qu’il y a quelques années et ne sera sûrement pas la même dans quelques temps. J’ai parcouru un long chemin avant d’en arriver à la personne que je suis. Alors si cela me tient à coeur de partager, transmettre et éduquer à ses nombreuses branches, courants, idéologies, réflexions que sont les féminismes et celui que je défends – c’est parce que de cette manière je pense participer au changement qui selon moi est nécessaire, urgent.

Mon féminisme est intersectionnel*, contre la transphobie, le racisme, l’islamophobie, le classissisme, les lgbtgia+phobie, la grossophobie et le validisme, l’âgisme, l’appropriation culturelle et le néocolonialisme. Je suis pour la liberté des femmes, des genres et l’autodétermination des individus, les droits des travailleureuses du sexes, une écologie décoloniale et radicale.

Vous ne connaitrez surement pas tous ces termes et c’est normal. Si j’arrive à évoquer ces différents positionnements c’est parce que je m’y suis intéressé.e et que j’en ai fait mes sujets de prédilections. Ce sont ces sujets qui me passionnent et qui m’animent depuis des années dans mon militantisme, ma soif de compréhension du monde et mon besoin de justice.

Comme il est important de se situer sur plusieurs spectres, notamment par rapport aux privilégièges, voici qui je suis par rapport à ces luttes. Je suis :

  • Blanche, avec une histoire et une généalogie longue des deux cotés de ma famille ;
  • Originaire d’une classe moyenne plutôt aisée, à mes 17 ans la rupture familiale vécue m’amène à vivre dans la précarité pendant plusieurs années. Encore à l’heure actuelle je ne bénéficie pas de la classe sociale de ma famille de sang et ne compte pas la réintégrer ;
  • Perçu.e comme étant valide – pourtant j’ai une double scoliose, des cycles menstruels invalidants (endométriose), je suis dyslexique et sûrement un peu dyspraxique ;
  • Résilient.e et survivant.e de nombreux traumas liés à ma condition d’AFAB* – ma santé mentale et physique varie en fonction des périodes ;
  • Non-binaire, je suis perçu.e bien souvent comme une femme cisgenre* mais ne me considère pas comme tel ;
  • Pansexuelle*, j’appartiens à la communauté lgbtqia+ ;

Si je pense pouvoir vous accompagner sur la compréhension de ces domaines intersectionnels* qui composent le féminisme auquel je crois, je me réserve également le droit de vous renvoyer vers des personnes plus compétentes et/ou plus proche du sujet que vous aimeriez aborder. En effet, au delà de considérer cela comme un devoir, il est important pour moi de faire de la place aux personnes qui peuvent ne pas avoir voix au chapitre, visibiliser des personnes qui n’ont pas la place que j’ai.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas une thématique qui peut être extraite de sa substance, elle est et doit être comprise dans notre quotidien. C’est un projet politique et une manière de voir la société, plus qu’une simple thématique à aborder, une case à cocher dans une todolist de l’année. Ce que j’ai à coeur de proposer réside d’avantage dans un changement de perspective, une sorte de mise à jour du système.

Alors, n’hésitez pas, soyez curieux.ses et écrivez-moi à l’adresse mail : valroffsarah@gmail.com

Mes références et les pistes d’explorations que je vous propose :

  • Les personnes à suivre selon moi qui ne sont pas encore assez connus :
    • Décolonisation et antiracisme : Habibitch (Conférence dansé Decolonize the Dancefloor) ; AJplus France (journal), sans blanc de rien (compte qui dénonce le racisme) ; Sarah Mazouz (Sociologue franco-tunisienne) ;
    • Santé mentale, santé physique : Ayishat A. Akanbi (philosophe et créatrice designers) ; Cynthia KÅ (naturopathe et influenceuse santé sur instagram) ; Coucou les Girls ; Sahd Simone ; Bunny Michael ;
    • Vulgarisation de sujet de sociétés : Axel Lattuada (Et tout le monde s’en fou)
    • Écologie : Vincent (Partager c’est sympa) ; Canoubis (sur instagram) et son documentaire « FuturEs au carreau du Temple : décoloniser l’écologie »
    • Genre(x) : Alok Vmemon (auteur, poète, comédien et intervenant sur les questions de genre) ;
    • Transidentité : loulouparfois (instagram) ; Jake Tunde
    • LGBTQIA+ : Paints Media ; XY Média ; Sapphosutra ; comingouthappy
    • Féminisme : Irene Rose ; Olympereve ; Éléonore Lépinard ; Venuslepodcast

Pour me transmettre vos suggestions d’ajout à cette liste non exhaustive de références peu connues, je vous mets ici un lien Framapad (une plateforme gratuite et accessible sans compte pour co-créer).

*L’intersectionnalité ou intersectionnalisme est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de stratification, domination ou de discrimination dans une société. Ainsi, dans l’exemple d’une personne appartenant à une minorité ethnique et issue d’un milieu pauvre, celle-ci pourra être à la fois victime de racisme et de mépris de classe. 

Le terme a été proposé par l’universitaire afroféministe américaine Kimberlé Williams Crenshaw en 1989 pour parler spécifiquement de l’intersection entre le sexisme et le racisme subis par les femmes afro-américaines, pour en évaluer les conséquences en matière de pouvoir, et expliquer pourquoi ces femmes n’étaient pas prises en compte dans les discours féministes de l’époque. Le sens du terme a depuis été élargi, dans les années 2010, avec la montée du cybermilitantisme et englobe désormais toutes les formes de discriminations qui peuvent s’entrecroiser.

Cette notion est une importante contribution théorique des études sur le féminisme. Pour ses partisan.ne.s, elle permet aux modèles de réflexion d’aborder la complexité du monde tout en maintenant l’élan politique qui porte la plupart des actrices et acteurs de ce milieu.

*AFAB : Assign Femelle at birth (English) = assignée femme à la naissance.

*personne CISGENRE : être en accord avec le genre qui a été attribué à la naissance – en opposition on parle de personne TRANSGENRE, qui n’est pas en accord avec le genre qui a été attribué à la naissance.

Communication des structures de l’ESS

La communication est un terme si large que pour introduire notre pensée et nos pratiques, il me faut les situer. J’appartiens à un corps de pensée appelé “L’incommunication”* et je crois sincèrement à une différence radicale entre les objectifs de communication d’une entreprise et ceux des structures de l’Économie Sociale et Solidaire*. La complexité* de ces structures en terme de communication est telle qu’il nous faut catégoriser ces pratiques dans les domaines auxquels elles appartiennent tout en étant conscient qu’il existe des entreprises plus proches des pratiques et valeurs de l’ESS et vis vers ça.

Ainsi, selon l’objet de ces structures, il est induit que ce qui est recherché au sein de l’ESS c’est l’intérêt du bien commun, de favoriser les besoins et envies des usagers des tiers-lieux, des espaces publics, collectifs, associations, organismes de solidarité. De la même manière, communiquer représente avant tout le besoin d’échanger, de créer du lien et d’inviter ces publics à donner leurs avis ou des les informer de ce qui est déjà mis en place. Il nous semble enfin qu’il est essentiel de mettre en avant les démarches d’écoute et du faire ensemble. Je cherche donc dans mes pratiques à alimenter des échanges horizontaux.

Contrairement aux entreprises « traditionnelles » où la communication est le reflet du système de l’offre et de la demande – régit par une consommation sans limite, alimenté par le non-sens, et des contradictions, paradoxes incroyables (green/social/pink washing) – la communication des associations prend racine dans des revendications et besoins du commun.

Dans mes pratiques, je cherche donc à favoriser l’écoute active, la co-construction et l’échange sur les problématiques présentes, les compétences et solutions que je peux vous apporter. Il est important pour moi de cerner vos enjeux communicationnels, structurels, de construire du lien et d’établir une relation de confiance. Comme le disait Dewey, on communique pour créer du sens commun, une grande communauté humaine. Pour lui comme pour moi, l’idéal est que cette communauté se construise de façon démocratique, équitable – Je cherche toujours à favoriser l’intelligence et la participation des personnes impliquées.

Pour cela, je vous propose un entretien en présentiel pour évaluer l’accompagnement propice à vos problématiques et questionnements. Je m’inspire d’autres structures, associations et individus qui portent des valeurs qui me sont chères comme l’éducation populaire, la solidarité, la remise en question de notre monde “moderne” occidental, la bienveillance, l’écoute et le respect des différences.

Centre Historique de Clermont-Ferrand – ISO 400 | Black & White film – 2018

Voici une liste des contacts et des inspirations notables, dans le Puy de Dôme et dans le reste de la France :

Dans le Puy de Dôme

Dans le reste de la France

Médiation & résolution de conflits

Qu’importe le lieu, les collectifs, les structures et les situations, il y aura toujours un temps ou le conflit, les désaccords existeront. Dans mon monde et mes approches, on apprend d’avantage à anticiper ces situations, à créer un espace où chacun.e peut exprimer son avis et trouver sa place malgré les vents contraires.

L’une des nombreuses approches que je peux mettre en avant dans mes accompagnements et médiations, c’est l’utilisation de la Communication Non Violente. Et comme je préfère sélectionner ce que je dévoile et développe ici, voici mon point de vue et mes références dans ce domaine. En espérant que cela puisse vous éclairer sur ma manière d’envisager la résolution de conflit.

BIENVEILLANCE – PATIENCE – CONFIANCE

La Communication Non Violente est une technique, une approche des échanges entre individus qui permet de rendre justice aux émotions de chacun.e, de faciliter des situations qui souvent sont évitées parce que trop compliquées – alors qu’elles sont juste complexes. La CNV est un art de vivre, elle permet une meilleure connaissance de soi et des autres. Au-delà de la résolution des conflits, elle permet une meilleure rencontre entre nos singularités.

Les approches et méthodes de résolution de conflit que j’utilise, sont adaptables en fonction des personnes impliquées, de votre structure et du temps que vous pourriez y consacrer. 

Ainsi, que ce soit pour accompagner des situations complexes, en cours ou à venir, que ce soit pour en apprendre davantage sur la gestion émotionnelle d’un groupe, je saurai vous proposer des solutions adaptées.

We all wear masks – ISO 400 | Black & White film – 2018

Pour en savoir d’avantage sur la CNV, je vous propose les pistes de lectures, ressources et vidéos suivantes :

  • Bibliographie :
    • La communication non violente au quotidien de Marshall Rosenberg
    • Dénouer les conflits par la Communication Nonviolente de Marshall Rosenberg
  • Compte Instagram et Site internet :
    • Visuels et outils de la CNV : apprentie_girafe (instagram)

Site de l’association de référence CNV en France : https://www.declic-cnveducation.org